Région parisienne - France

Eric Patrizio

Twittothérapie : Naviguer dans la twittosphère en conscience.

Après avoir rédigé les articles « Laisser le temps au temps » et « Trop de critique tue la critique », j’ai pris conscience qu’il fallait que je fasse évoluer ma manière d’utiliser mon compte twitter.

De manière générale, je suis peu actif sur les réseaux sociaux : j’ai un compte LinkedIn (passage obligé dans mon secteur d’activité professionnel) maintenu de manière parcimonieuse, je n’ai pas de compte Facebook et ce n’est pas prévu dans mes tablettes et, en outre, je suis peu adepte du commerce électronique.

Néanmoins, fin 2012, je me suis inscrit sur Twitter. En effet, c’est à cette période que j’ai commencé à m’intéresser à la vie communautaire faisant partie de l’écosystème de mon métier. Je me suis mis à suivre des projets Open Source et je me suis rendu à des conférences techniques. Twitter m’est alors apparu comme étant un outil formidable, indispensable, pour assurer ma veille technologique. C’est un jeu d’enfant pour être informé en temps réel de l’actualité de la communauté : il suffit de s’abonner aux projets, acteurs, pairs qui m’inspirent.

Tout d’abord passif, je me suis vite laissé prendre au jeu. J’ai commencé à participer, que dis-je, j’ai commencé à « tweeter » afin d’utiliser un terme de la twittosphère et j’ai également élargi le champ de ma veille : Actualité générale, politique, hobbies, etc. Bref, j’ai commencé à exister !

Comme chacun sait, l’année 2015 a été très compliquée, voire anxiogène, eu égard aux différents événements dramatiques que nous avons dû traverser. Dans ce contexte, les réseaux sociaux se sont enflammés, et j’ai pris part à ce buzz permanent : tweet, retweet, reretweet, j’aime et compagnie, à gogo !! Mais j’ai parfois eu des remords suite à un clic trop rapide ou un message imprécis car contraint à 140 caractères de par la nature de ce site. Ces remords devenant de plus en plus fréquents, j’ai ouvert les yeux : je suis responsable de l’information que je publie sur Twitter, et plus généralement sur Internet, d’autant que la diffusion est amplifiée en raison du caractère viral de tous ces outils en ligne.

Ainsi, suite à un sevrage, je pèse mes mots tant l’hyper connexion amène à des comportements addictifs, je suis revenu aux fondamentaux qui m’avaient conduit à créer mon profil, à savoir utiliser twitter pour assurer ma veille technologique professionnelle. Je continue donc à suivre les sujets passionnants qui m’animent : Open Source, PHP, nouvelles formes de management, libération de l’entreprise, etc. et me suis désabonné du reste, ou presque.

Bien sûr, nul n’étant parfait, heureusement, il m’arrive de sortir du cadre. C’est important dans la vie de sortir du cadre, de temps en temps !

1 Commentaire

  1. Eric Patrizio (Auteur de l'article)

    L’horreur a encore frappé hier à Bruxelles. Et bien sûr, la twittosphère s’est emparée de cet événement avec son lot de critiques et récupérations en tous genres.
    Dans ce contexte, merci à Raphaël Enthoven pour sa « Morale de l’info » quotidienne de « La matinale d’Europe 1 ».
    http://www.europe1.fr/emissions/la-morale-de-linfo/quand-on-ne-ressent-rien-on-se-tait-et-on-fait-semblant-2700343

    Lire également sur ce blog : « Trop de critique tue la critique »
    http://blog.mpns.fr/2016/02/trop-de-critique-tue-la-critique/

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *